Guide Illustré

Schéma d'une Pompe à Chaleur

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Vue d'ensemble d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Comprendre le schéma d'une pompe à chaleur, c'est avant tout saisir comment un appareil peut extraire de l'énergie gratuite de l'air extérieur — même par temps frais et humide — pour chauffer efficacement un logement. Dans le Pas-de-Calais, département au climat océanique dégradé, cette question prend une dimension particulière : les hivers y sont rarement extrêmes (les températures descendent peu souvent sous les -5°C), mais ils sont longs, humides, ventés, avec des journées grises qui s'enchaînent de novembre à mars. De Calais à Arras, de Boulogne-sur-Mer à Lens, en passant par Béthune et l'ancien bassin minier, les conditions climatiques sont globalement favorables au fonctionnement des pompes à chaleur air/eau et air/air.

Une pompe à chaleur repose sur deux circuits distincts qui fonctionnent en tandem. Le premier est le circuit frigorifique, circuit fermé contenant un fluide frigorigène qui change d'état (liquide/gaz) pour transporter l'énergie thermique. Le second est le circuit de distribution, qui achemine la chaleur produite vers les émetteurs du logement (plancher chauffant, radiateurs basse température, ventilo-convecteurs). Comprendre l'interaction entre ces deux circuits, c'est comprendre pourquoi une PAC consomme si peu d'électricité par rapport à la chaleur qu'elle produit.

Dans le Pas-de-Calais, la température extérieure de base retenue pour le dimensionnement des PAC est généralement de -7°C à -9°C selon les communes (zone climatique H1b). Cette valeur, rarement atteinte, signifie qu'une PAC correctement dimensionnée fonctionne à pleine efficacité la quasi-totalité de l'hiver. Le coefficient de performance (COP) moyen saisonnier (SCOP) d'une PAC air/eau y dépasse fréquemment 3,0, parfois 3,5, ce qui en fait l'un des systèmes de chauffage les plus rentables pour ce territoire.

Le cycle thermodynamique : schéma des quatre étapes clés

Le fonctionnement d'une pompe à chaleur repose sur un principe physique fondamental : un fluide qui s'évapore absorbe de la chaleur, et ce même fluide qui se condense en restitue. Ce cycle, dit cycle de Carnot ou cycle frigorifique inverse, se déroule en quatre phases successives et continues. Voici comment visualiser ce schéma :

1
Évaporateur
Captage calories
-10°C → 5°C
2
Compresseur
Montée en pression
5°C → 70°C
3
Condenseur
Transfert chaleur
70°C → 35°C
4
Détendeur
Baisse pression
35°C → -10°C
Cycle continu

Ce cycle se répète en continu tant que la pompe à chaleur fonctionne. L'énergie électrique n'intervient que pour faire tourner le compresseur : tout le reste est de l'énergie thermique captée gratuitement dans l'environnement extérieur. Pour 1 kWh d'électricité consommé, une PAC air/eau produit ainsi entre 2,5 et 4,5 kWh de chaleur selon les conditions climatiques — d'où son intérêt économique et écologique.

Détail de chaque composant du circuit frigorifique

L'évaporateur : capter les calories de l'air du Pas-de-Calais

L'évaporateur est le composant qui se trouve côté source froide, c'est-à-dire côté air extérieur pour une PAC air/eau ou air/air. Il se présente sous la forme d'un échangeur à ailettes métalliques traversé par le fluide frigorigène en phase liquide. La chaleur contenue dans l'air extérieur — même à 2°C ou 5°C, températures très fréquentes dans le Pas-de-Calais en hiver — suffit à faire évaporer le fluide frigorigène, qui a une température d'ébullition très basse (autour de -20°C à -25°C selon le fluide utilisé).

Dans les conditions climatiques du département (températures hivernales moyennes entre 3°C et 7°C à Arras ou Lens, légèrement plus douces sur la côte à Boulogne-sur-Mer et Calais grâce à l'influence maritime), l'évaporateur fonctionne dans de bonnes conditions la majeure partie de l'année. Un phénomène cependant mérite attention : le givre. Lorsque la température extérieure avoisine 0°C à 5°C avec une humidité relative élevée — situation courante dans le Pas-de-Calais en novembre, décembre et janvier — l'évaporateur peut givrer. Les PAC modernes intègrent un cycle de dégivrage automatique qui inverse brièvement le cycle pour fondre le givre accumulé.

Le compresseur : le moteur du cycle thermodynamique

Le compresseur est le seul composant actif du cycle frigorifique : c'est lui qui consomme de l'électricité. Son rôle est d'aspirer le gaz frigorigène en basse pression sortant de l'évaporateur et de le comprimer pour en élever considérablement la pression et la température. On passe ainsi d'un gaz à environ 5°C à un gaz surchauffé pouvant atteindre 60°C à 80°C selon les conditions de fonctionnement.

Les compresseurs les plus répandus aujourd'hui sont de type Inverter (à vitesse variable). Contrairement aux anciens compresseurs On/Off qui démarraient et s'arrêtaient brusquement, un compresseur Inverter module sa vitesse en continu en fonction des besoins réels du logement. Pour un pavillon dans l'ancien bassin minier de Lens ou Hénin-Beaumont, où les besoins de chauffage varient significativement entre une journée de novembre à 10°C et une journée de février à -3°C, cette modulation garantit confort constant et économies d'énergie substantielles.

Le condenseur : restituer la chaleur au logement

Le condenseur est l'échangeur thermique côté logement. C'est ici que le gaz frigorigène chaud et sous haute pression cède sa chaleur au circuit de distribution (eau pour une PAC air/eau, air directement pour une PAC air/air). En restituant sa chaleur, le fluide se condense progressivement et repasse en phase liquide. La température de sortie d'eau du condenseur, appelée température de départ, varie généralement entre 35°C et 55°C selon le type d'émetteurs installés.

Pour les logements du Pas-de-Calais équipés de planchers chauffants — fréquents dans les constructions récentes de la périphérie d'Arras, Saint-Omer ou Calais — une température de départ de 35°C à 40°C suffit, ce qui optimise le COP de la PAC. Pour les logements de l'ancien bassin minier équipés de radiateurs classiques en fonte, une température de départ plus élevée est parfois nécessaire, ce qui réduit légèrement les performances mais reste bien supérieur à un système de chauffage électrique direct.

Le détendeur : la détente pour recommencer le cycle

Le détendeur clôt le cycle en abaissant brusquement la pression du fluide frigorigène liquide sortant du condenseur. Cette chute de pression provoque une chute de température spectaculaire — le fluide passe de 35°C environ à des températures négatives entre -10°C et -20°C — et le fluide se retrouve en partie vaporisé, prêt à absorber de nouveau les calories de l'air extérieur dans l'évaporateur. Les détendeurs électroniques, aujourd'hui standard sur les PAC de moyenne et haute gamme, ajustent en temps réel la quantité de fluide injectée dans l'évaporateur pour optimiser le cycle en permanence.

Schéma d'installation d'une PAC air/eau dans le Pas-de-Calais

Une installation complète de PAC air/eau comprend plusieurs sous-ensembles qui doivent être raccordés et paramétrés avec soin. Voici la configuration type pour un pavillon individuel ou une maison de ville dans le Pas-de-Calais :

Configuration type d'une installation PAC air/eau

1
Unité extérieure (module aérothermique) — Placée de préférence côté jardin ou en façade secondaire, à l'abri des vents dominants de secteur ouest à nord-ouest fréquents sur le littoral du Pas-de-Calais. Elle intègre l'évaporateur, le compresseur et le détendeur.
2
Liaisons frigorifiques — Tubes en cuivre isolés reliant l'unité extérieure à l'unité intérieure. La distance maximale est généralement de 15 à 30 mètres selon les modèles. Ces liaisons traversent le mur en un point soigneusement étanché.
3
Unité intérieure (module hydraulique) — Intègre le condenseur, le circulateur, le vase d'expansion, la soupape de sécurité, et souvent un ballon tampon. Elle constitue le coeur hydraulique de l'installation, généralement placée dans un local technique, garage ou chaufferie.
4
Ballon d'eau chaude sanitaire (ECS) — Un ballon thermodynamique ou un ballon solaire couplé à la PAC permet de produire l'eau chaude sanitaire. Dans le Pas-de-Calais, la PAC peut produire l'ECS jusqu'à des températures extérieures de -10°C sans appoint électrique dans la plupart des configurations.
5
Émetteurs et régulation — Plancher chauffant, radiateurs basse température ou ventilo-convecteurs, pilotés par une sonde extérieure et un thermostat d'ambiance. La loi d'eau, programmée par l'installateur, adapte automatiquement la température de départ en fonction de la température extérieure.

Le fluide frigorigène : comparatif des principaux fluides utilisés

Le choix du fluide frigorigène a des implications techniques, environnementales et réglementaires importantes. La réglementation européenne F-Gas, en constante évolution, pousse les fabricants vers des fluides à faible potentiel de réchauffement climatique (GWP). Voici un comparatif des fluides les plus utilisés dans les PAC résidentielles commercialisées en France :

FluideGWPClassif. sécuritéStatut réglementaireUtilisation
R410A2088A1 (non inflammable)En cours de retrait (F-Gas)Ancien standard, encore présent sur le parc installé
R32675A2L (légèrement inflammable)Standard actuel dominantMajorité des PAC neuves installées dans le 62
R290 (propane)3A3 (inflammable)En développement, très faible impactNouvelles gammes haut de gamme, avenir du secteur
R454B466A2L (légèrement inflammable)Alternative au R32 pour transition F-GasMontée en puissance chez certains fabricants

Pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais qui installe une PAC en 2026, la quasi-totalité des modèles proposés utilisent du R32. Ce fluide offre un bon compromis entre efficacité énergétique, faible GWP relatif et contraintes de sécurité gérables. Les techniciens qualifiés (attestation d'aptitude fluides frigorigènes obligatoire) sont formés à sa manipulation. Le R290 représente l'avenir, mais son caractère inflammable impose des contraintes d'installation plus strictes qui limitent encore son déploiement à grande échelle.

Régulation et pilotage : comment la PAC s'adapte au climat local

La régulation est souvent le composant le moins visible mais l'un des plus déterminants dans les performances réelles d'une pompe à chaleur. Dans le Pas-de-Calais, où les conditions météorologiques changent rapidement — une journée peut passer de 8°C le matin à 2°C en soirée sous l'effet d'une dépression atlantique — un système de régulation intelligent fait toute la différence en termes de confort et d'économies.

La sonde extérieure et la loi d'eau

La sonde de température extérieure, installée en façade nord ou nord-est (à l'ombre, à l'abri du soleil et des sources de chaleur parasites), transmet en permanence la température ambiante à la centrale de régulation. Celle-ci calcule automatiquement la température de départ d'eau nécessaire pour maintenir le confort dans le logement selon une courbe paramétrée : la loi d'eau. Par exemple, si la température extérieure est de 0°C, la PAC produit peut-être de l'eau à 42°C ; si elle est de 7°C, l'eau ne sera chauffée qu'à 35°C. Ce pilotage fin évite les surchauffes et réduit la consommation.

Le thermostat d'ambiance et la programmation

Le thermostat d'ambiance, de préférence connecté, permet de programmer des plages horaires de confort et d'éco (réduction de nuit ou d'absence). Pour une famille dans l'agglomération béthunoise ou lensoise, avec des horaires de travail réguliers, une programmation hebdomadaire fine peut réduire la consommation de 15% à 20% sans sacrifier le confort. Les thermostats communicants (compatibles avec les applications smartphone) offrent de surcroît la possibilité d'anticiper un retour ou de gérer le chauffage à distance.

La technologie Inverter : adaptation en temps réel

La technologie Inverter représente aujourd'hui le standard pour toutes les PAC résidentielles de qualité. Le compresseur à vitesse variable ne fonctionne plus en tout ou rien, mais à la puissance exacte requise par les besoins instantanés du logement. Dans le Pas-de-Calais, où les mi-saisons sont longues et les besoins de chauffage modérés la plupart du temps, l'Inverter permet à la PAC de tourner à 20-30% de sa puissance nominale pendant des heures, ce qui est bien plus efficace — et silencieux — que des cycles courts répétés. Le SCOP (Seasonal Coefficient of Performance) d'une PAC Inverter dépasse régulièrement 3,5 dans ce contexte climatique.

Spécificités d'installation dans le Pas-de-Calais

Placement de l'unité extérieure selon le climat local

Le positionnement de l'unité extérieure est une décision technique importante que le contexte du Pas-de-Calais influe directement. Le département est balayé par des vents fréquents, souvent de secteur ouest à sud-ouest en provenance de la Manche, pouvant atteindre des vitesses soutenues sur le littoral (Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Touquet). Un vent fort soufflant directement dans l'évaporateur peut perturber le cycle frigorifique et engendrer une baisse de performance. L'installateur devra donc :

  • Orienter l'unité de sorte que les bouches d'aspiration ne soient pas exposées aux vents dominants
  • Éviter les zones de turbulences créées par les angles de bâtiments, fréquents dans les lotissements denses de l'agglomération lensoise ou hénino-beaumentoise
  • Prévoir un espace suffisant devant le soufflage de l'air (minimum 50 cm à 1 m selon les modèles) pour ne pas recycler l'air refroidi
  • Installer l'unité sur un support anti-vibratoire, notamment dans les maisons mitoyennes du bassin minier où les nuisances sonores entre voisins sont une préoccupation courante

Contraintes architecturales et types de logements locaux

Le patrimoine bâti du Pas-de-Calais présente une diversité importante qui conditionne les choix d'installation. Les maisons de coron du bassin minier (Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Carvin), avec leurs petits jardins et façades mitoyennes, posent des questions de place et d'acoustique. Les maisons à étage des centres-villes d'Arras, Saint-Omer ou Montreuil, parfois classées ou situées en secteur protégé, peuvent nécessiter des autorisations d'urbanisme pour l'installation d'une unité extérieure visible depuis la voie publique. Les pavillons récents des zones résidentielles périurbaines — qui représentent un marché majeur — offrent en général les configurations les plus favorables.

Pour les appartements, notamment dans les grandes copropriétés des villes importantes, l'installation d'une PAC air/air split est généralement plus adaptée qu'une PAC air/eau, sous réserve de l'accord de la copropriété pour la fixation d'une unité extérieure en façade ou sur le toit-terrasse.

Points de vigilance pour bien dimensionner son installation

Le dimensionnement est l'étape critique qui conditionne toutes les performances futures de l'installation. Une PAC surdimensionnée sera sujette aux courts cycles (démarrages/arrêts fréquents), ce qui fatigue prématurément le compresseur et réduit le COP. Une PAC sous-dimensionnée ne pourra pas assurer le confort en période de grand froid et devra s'appuyer sur un appoint électrique coûteux.

Exiger systématiquement une étude thermique préalable (bilan thermique du logement) avant toute installation. Dans le Pas-de-Calais, la température de base de calcul utilisée est généralement de -8°C (zone H1b), conformément aux réglementations thermiques en vigueur.

Voici les principaux points de vigilance à vérifier lors de la conception du projet :

  • Distance entre unité extérieure et unité intérieure : au-delà de 15 à 20 mètres de liaisons frigorifiques, des pertes de charge apparaissent et les performances se dégradent. Des compensations de fluide sont parfois nécessaires.
  • Hauteur différentielle : si l'unité extérieure est placée au sol et l'unité intérieure à l'étage (ou inversement), la différence de niveau influence le dimensionnement des liaisons. Respecter les préconisations fabricant.
  • Ventilation du local technique : l'unité intérieure dissipe une faible quantité de chaleur résiduelle ; s'assurer que le local (garage, cellier, chaufferie) est correctement ventilé.
  • Évacuation des condensats : l'unité extérieure produit des condensats (eau de dégivrage) qui doivent être évacués vers un point bas. Dans le Pas-de-Calais, où le gel au sol reste rare mais possible, l'évacuation ne doit pas former de flaques susceptibles de geler à proximité immédiate de l'unité.
  • Compatibilité avec les émetteurs existants : pour une rénovation, vérifier la compatibilité des radiateurs existants avec les températures de départ d'une PAC (idéalement inférieures à 50°C). Un bilan des émetteurs est souvent nécessaire.
  • Puissance électrique disponible : une PAC air/eau résidentielle nécessite généralement un branchement triphasé (3x400V) ou un monophasé renforcé selon la puissance. Vérifier avec le distributeur (Enedis) la puissance souscrite.

Entretien du système : obligations et bonnes pratiques

L'entretien d'une pompe à chaleur n'est pas optionnel : il est en partie réglementé et conditionne les performances à long terme ainsi que la validité des garanties fabricant. Dans le Pas-de-Calais, certaines spécificités locales méritent une attention particulière lors des visites annuelles.

Entretien annuel obligatoire (réglementation)

Pour toute installation dont la puissance nominale est supérieure ou égale à 4 kW (ce qui couvre la quasi-totalité des PAC résidentielles), un entretien annuel par un professionnel qualifié est obligatoire depuis le décret du 1er janvier 2013. Cet entretien comprend la vérification du bon fonctionnement de l'ensemble du système, le contrôle des pressions du circuit frigorifique, la vérification de l'étanchéité, la mesure du COP, et la remise d'une attestation d'entretien. Pour les installations dont la charge en fluide frigorigène dépasse 2 kg (cas de nombreuses PAC air/eau), un contrôle d'étanchéité doit être effectué tous les 12 mois.

Spécificités liées au climat du Pas-de-Calais

Le climat humide et venteux du Pas-de-Calais impose quelques attentions supplémentaires lors de la maintenance :

  • Nettoyage des ailettes de l'évaporateur : dans les zones proches du littoral (Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Touquet), les embruns marins peuvent déposer des sels sur les ailettes de l'évaporateur, favorisant la corrosion. Un nettoyage à l'eau douce une à deux fois par an est recommandé, et le choix d'un traitement anticorrosion des ailettes (revêtement Blue Fin ou équivalent) est conseillé dès l'achat.
  • Vérification du bon évacuation des condensats : avec les pluies fréquentes, s'assurer que le bac de collecte des condensats et les drains ne sont pas obstrués par des feuilles ou des débris végétaux.
  • Entretien du circuit hydraulique : vérification du pH et de la teneur en inhibiteur de corrosion de l'eau du circuit de chauffage (indispensable pour protéger le condenseur et les émetteurs), purge des radiateurs et du plancher chauffant.
  • Contrôle des fixations : les vents fréquents peuvent à terme desserrer les fixations de l'unité extérieure sur son support. Un contrôle annuel de la solidité du support et des boulons est à intégrer dans la visite de maintenance.

Aides financières disponibles dans le Pas-de-Calais en 2026

L'installation d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais ouvre droit à plusieurs dispositifs d'aides cumulables qui peuvent réduire significativement le reste à charge :

DispositifMontant maximumConditions principales
MaPrimeRénov'Jusqu'à 5 000 €Propriétaire occupant, revenus modestes prioritaires, installateur RGE
CEE (Certificats d'Économies d'Énergie)Jusqu'à 4 000 €Cumulable avec MaPrimeRénov', varie selon fournisseur
Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ)Jusqu'à 15 000 €Sans condition de revenus, remboursable sans intérêts sur 15 ans
TVA réduite à 5,5 %Sur la totalité de la factureLogement achevé depuis plus de 2 ans, installateur RGE

Pour un pavillon type du bassin minier passant d'une chaudière fioul à une PAC air/eau (coût total entre 10 000 € et 14 000 € fourni et posé), le cumul MaPrimeRénov' + CEE + TVA réduite peut ramener le reste à charge à moins de 5 000 €, avec la possibilité de financer le solde via l'Éco-PTZ sans intérêts. Un conseiller France Rénov' en Pas-de-Calais peut vous accompagner dans le montage de votre dossier d'aides.

À retenir pour le Pas-de-Calais : le département bénéficie de conditions climatiques particulièrement adaptées aux pompes à chaleur air/eau et air/air. Avec des hivers doux à modérés, une pluviométrie élevée mais des températures rarement extrêmes, et un parc de logements à fort potentiel de rénovation (maisons de coron, pavillons des années 1970-1990), la région présente tous les atouts pour faire de la pompe à chaleur le système de chauffage de référence dans les années à venir.

Pour aller plus loin

Sources et références

  • France Rénov' (france-renov.gouv.fr) — Portail officiel des aides à la rénovation énergétique, fiches pratiques sur les pompes à chaleur et les dispositifs MaPrimeRénov' et Éco-PTZ.
  • ADEME (ademe.fr) — Agence de la transition écologique : guides techniques sur les pompes à chaleur, données sur les performances saisonnières (SCOP) et les fluides frigorigènes, publication "Les pompes à chaleur" mise à jour régulièrement.
  • Règlement F-Gas (UE) n° 517/2014 et révision 2024 — Réglementation européenne sur les gaz à effet de serre fluorés, calendriers de retrait des fluides à fort GWP.
  • Règlement RE2020 — Réglementation environnementale française applicable aux constructions neuves, fixant les exigences de performance énergétique et les critères de calcul du bilan carbone des systèmes de chauffage.
  • STD CSTB — Centre Scientifique et Technique du Bâtiment : documents techniques unifiés (DTU) relatifs aux installations de pompes à chaleur et aux émetteurs basse température.

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